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Une fleur par jour, François Olislaeger

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François Olislaeger est un dessinateur et auteur de bandes dessinées franco-belge. Diplômé de l’école Émile Cohl de Lyon, il devient dessinateur de presse (Le Monde, Libération, Les Inrockuptibles …) et publie régulièrement des reportages dessinés, notamment Un autre monde est possible, avec Pierre Cattan, reportage au Vénézuela avec le mouvement Attac. Après sept années de reportages au Festival d’Avignon, il publie les Carnets d’Avignon, dans lesquels s’écrit une mémoire du théâtre contemporain. Il rencontre aussi Mathilde Monnier, avec laquelle il entame un travail scénique et biographique dans le livre Mathilde danser après tout. Sa bibliographie compte également la biographie Marcel Duchamp, un petit jeu entre moi et je aux éditions Actes Sud. Il participe également à des expositions à la biennale d’Arts contemporain du Havre, la Cité de l’Architecture, ou encore à la Gaité lyrique. Il vit et travaille entre Paris et Mexico.
Vernissage mercredi 16 mai, 18h-21h
Exposition du 17 mai au 16 juin
agnès b. 6 rue du Jour, Paris 1er
Commissaire Barbara Soyer

Le projet Une fleur par jour est né un soir de 2016 – une “thérapie botanique” devenue au fil du temps obsession, exercice, plaisir, jeu puis enjeu. Une fleur par jour ou deux par nuit, chez Monet à Giverny ou chez lui à Paris, François Olislaeger a fait feu de tout bois.
Deux ans plus tard, son herbier pictural compte un peu plus d’une centaine de pièces – le rythme quasi-quotidien des débuts s’étant heureusement assoupli. Cactus, bougainvillier, lys, marguerite, tulipe, chardon, coquelicot, bégonia du Brésil… La réserve, inépuisable, se tarira d’elle-même. Les fleurs, c’est périssable, tient-on d’une autre source.
Depuis deux ans, François Olislaeger s’improvise fleuriste. Il choisit et compose ses bouquets, varie les espèces, leur agencement. Alterne plans larges et détails, fleurs coupées, plantes en pot, réalisme et liberté. Facture classique mais présence maximale. La variété des représentations se déploie dans le cadre fixé par l’artiste. Même format, même support – ou presque -, même outil : “simplement” éprouver le pouvoir des fleurs et celui de la peinture. D’aquarelle en aquarelle, le temps et les saisons défilent, les fleurs s’épanouissent, les teintes s’affolent, les fonds s’affirment ou disparaissent, le geste change, expérimente, l’œil et la main s’amusent.
Les fleurs sont apparues et la couleur avec elles. La couleur pour elle-même, au centre, car constitutive du sujet. Les verts, les roses, les rouges et les jaunes rayonnent à des degrés divers.
Le temps était venu de quitter l’encre pour la gouache. De revenir à la nature, au motif. De se défaire des automatismes, de réapprendre à suivre les lignes et les lois du vivant. D’être seul comptable de ce qui se joue sur le papier. Une fleur pour soi.
Faire des fleurs : une étape logique du parcours de François Olislaeger, qui s’obstine depuis le début de sa pratique à mélanger les familles et les genres. Bande dessinée, illustration, dessin performatif, danse, théâtre, etc. La nature morte l’attendait au tournant ; le bouquet, art du mélange s’il en est, lui tendait les bras.
Faire des fleurs, comme beaucoup d’autres avant, pendant et après lui : un passage obligé, un moyen de s’inscrire dans une lignée, parmi ses pairs, de trouver sa place dans la petite et la grande histoire de l’art – Maman, Matisse, Georgia O’Keeffe…
Les fleurs de François Olislaeger n’ont pas (toutes) la précision des planches de botanique. Ce n’est pas leur vocation. Elles n’ont pas (encore) la radicalité de celles d’Ellsworth Kelly. La fantaisie est ailleurs, dans le contexte, le décor, certains d étails plus ou moins perceptibles – une couleur, une présence incongrue, des pétales en suspension… Les fleurs de François Olislaeger sont chastes. Pour le moment. Elles disent essentiellement l’amour – de l’art, de la vie, d’un père pour sa petite fille Lila – et le devenir peintre d’un dessinateur hors pair. Une fleur par jour. Still life.
Barbara Soyer


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