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Agnès b.

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exposition

Brush mind no merit, Carolyn Carlson

vernissage le 6 juin, performance le 13 juin
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Du 7 au 14 juin, la galerie du jour agnès b. présente un regard rare sur l’œuvre graphique de Carolyn Carlson. Vernissage mercredi 6 juin à partir de 18h et performance de Carolyn Carlson et Juha Marsalo mercredi 13 juin à 19h30.

Carolyn Carlson qualifie sa danse de “poésie visuelle”. L’image est au cœur de son travail et les arts visuels constituent une source perpétuelle d’inspiration. Cette relation à la création plastique explique que la chorégraphe ait créé plusieurs pièces de son répertoire en conversation avec Mark Rothko, avec lequel elle ouvre un dialogue en 2013, Joseph Beuys, à qui elle consacre une pièce en 2001, ou encore Olivier Debré, lors de la création de Signes en 1997 à l’Opéra de Paris.

Carolyn Carlson est plus secrète sur son œuvre graphique produit en parallèle. Le geste devient trace, l’invisible devient visible, en contrepoint du geste éphémère de la danse, qu’elle définit comme “l’art d’un instant dans le temps et l’espace”. Il y a juste un an dans l’élan de l’exposition Writings on water au musée La Piscine de Roubaix, agnès b. choisissait de présenter sous sa forme propre à Paris ce travail méconnu de l’artiste. Carolyn Carlson a toujours écrit, dessiné et peint en lien avec sa réflexion esthétique et son travail d’improvisation.

Dès l’université, elle prend l’habitude de noter ses impressions dans un carnet. La première encre naît d’un souffle en cours de méditation zen d’une jeune danseuse américaine dans le New York des années 1960. Non seulement ces deux pratiques ne la quitteront jamais, mais elles deviennent le vecteur de sa création.

C’est cette pratique d’atelier que Carolyn Carlson invite à découvrir sous la verrière avec la composition inédite pour Brush mind, no merit. L’exposition se déploie avec les encres intenses, travaillées au sol, aux motifs inspirés des éléments (l’eau, l’air), de la nature (la vague, l’oiseau, l’arbre) ou de figures-types (le couple, le clown). La référence à l’Orient, nourrie des séjours de Carlson au Japon, est l’ensō (le cercle), à la recherche du mouvement parfait, perpétuel et spontané. En complément, la galerie présente pour la première fois la série des petites figures Offrandes (2013) ainsi que le poème graphique Grass over wind (2018).

Chez agnès b.
17, rue Dieu – 75010 Paris
Du lundi au vendredi de 11h à 19h
galeriedujour.com


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